Pourquoi isoler ?


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Petit historique:

Lorsqu'au début des années 70, le monde occidental a pris conscience de la nécessité d'économiser l'énergie, l'isolation thermique est devenue une obsession. Les industriels ont alors jeté leur dévolu sur des isolants souvent très performants et peu onéreux, ceux-là mêmes qui se taillent encore la part du marché aujourd'hui : polystyrènes, polyuréthanes, laines minérales, etc. Hélas, ces matériaux ne sont pas sains pour la santé et requièrent une grande quantité d’énergie pour leur fabrication.
Trente ans plus tard, une seconde prise de conscience, environnementale cette fois, a lieu. C'est ainsi qu'on trouve aujourd'hui sur le marché de plus en plus d'isolants écologiques comme des fibres végétales et animales (lin, chanvre, laine, ...), des isolants minéraux (perlite, vermiculite, argile expansée, verre cellulaire), ainsi que d'autres matériaux renouvelables (cellulose, fibres de bois, liège, ...).
Si certains de ces isolants ont déjà fait la preuve de leurs qualités, ils ne disposent malheureusement pas de la force de frappe logistique, commerciale et financière de leurs alter ego classiques.
 

Isoler sainement
Par essence, l’isolation a vocation à préserver l’environnement car elle permet des économies de chauffage et donc un moindre recours aux sources d’énergies polluantes. Cependant, pour une analyse rigoureuse il faut tenir compte de l’ensemble du cycle de vie d’un matériau (de sa conception à son élimination, son recyclage éventuellement) et pas seulement du bénéfice procuré pendant son utilisation.
L’énergie grise représente la quantité d’énergie nécessaire à la production d’un matériau, englobant son prélèvement, sa transformation, son transport et son élimination. Elle se situe aux alentours de 200 kWh/m³ pour les laines minérales (de verre ou de roche), de 850 kWh/m³ pour le polystyrène extrudé ou les mousses de synthèse!

Concernant les isolants, la plupart des problèmes d’humidité proviennent de la condensation de la vapeur d’eau contenue dans l’air intérieur chauffé, lorsqu’il se refroidit en se rapprochant de la face externe des parois.
Conventionnellement, pour supprimer les transferts de calories dus à un mur humide on utilise un pare-vapeur (imperméable à la vapeur d’eau). Ce n’est pas toujours la meilleure solution car sa mise en oeuvre implique une grande quantité de raccords qui constituent des passages « entonnoir » par où s’échappe la vapeur d’eau, ce qui a pour effet de concentrer et d’accentuer les dégradations. Si le pare-vapeur est parfaitement posé, il est impératif d’extraire la vapeur d’eau en excès à l’intérieur par une VMC (ventilation mécanique contrôlée) pour bénéficier d’une qualité d’air correcte car les parois ainsi étanchées n’ont plus aucune capacité hygroscopique (faculté à absorber le surplus de vapeur d’eau quand l’air est trop humide et à le restituer lorsqu’il s’assèche).
En revanche, dans la méthode écologique, on ne réalise pas de parois étanches à la vapeur d’eau, ce qui permet d’éviter les problèmes de condensation. De plus, on utilise des matériaux poreux (« respirants »), avec une grande capacité hygroscopique et on bénéficie ainsi des échanges entre les parois et l’air extérieur. Par ailleurs, un isolant doit être perméable à la vapeur d’eau pour ne pas occasionner de gênes dus à l’humidité.On mesure la perméabilité à la vapeur d’eau d’un isolant à l’aide du coefficient ? (mu). Une valeur de ? proche de 1 ou 2 caractérise un matériau hygroscopique. La perméabilité à l’eau devient d’autant plus faible que la valeur du coefficient ? s’élève.

L’isolation écologique s’intéresse à l'impact des techniques et des matériaux choisis sur l'environnement, sur la santé et sur le bien-être, en évitant les matériaux dont la fabrication est polluante ou le recyclage impossible. 
 -  Sur la santé, en choisissant des matériaux sans risques pour ceux qui les fabriquent ou les mettent en oeuvre et pour les occupants. 
 - Sur le bien-être, en préférant des modes d'isolation qui n'entravent pas les échanges entre la maison
et l'extérieur. Une pièce est confortable si la différence de température entre son air et ses murs n’excède pas 3°C.